Les finances, c’est le nerf de la guerre. Mais la gestion associative peut vite tourner au parcours du combattant dès que les mouvements d’argent dépassent la dizaine de lignes par mois. Surtout, un trésorier peut tomber malade ou partir du jour au lendemain… et là, bonjour les galères.
- Le trésorier adjoint, c’est :
- Un backup direct (signature des comptes sous condition, gestion des outils bancaires, relai ponctuel sur la reddition des comptes)
- Un relais pour “former” la relève, notamment pour les associations qui ne trouvent pas de jeune trésorier(e)
- Un partage des tâches : gestion des adhésions, suivi des factures, rédaction des bilans financiers, relation avec le cabinet comptable (quand il y en a un…)
Selon l’Union des Associations d’Économie Sociale, 58% des découverts associatifs surviennent lors de périodes “floues” où le poste de trésorier n’est pas tenu, ou en transition (“Panorama associatif”, 2021). À Gardanne, 9 associations sur 10 qui ont recruté un trésorier adjoint témoignent d’une baisse du stress et des erreurs sur les finances (interviews Assogora, 2022-2023).
Checklist pour que le poste soit utile (et pas juste sur le papier) :
- Inscrire clairement ses prérogatives dans le règlement intérieur ou les statuts (qui peut signer quoi ? Sur quelle période ?)
- Organiser une vraie transmission de compétences
- Prévoir une double validation sur les chèques ou virements, si possible
Prévoir un trésorier adjoint ne dispense pas d’être exigeant sur la confiance et la rigueur. Mais cela peut fluidifier la vie de l’association, sécuriser les finances, et… éviter à tout le monde de faire des cauchemars administratifs.